Clips


Avec les passerelles numériques, on parlera de "cinéma élargi", d'un cinéma qui s'ouvre à d'autres disciplines, explore d'autres formes d'expressions, passant de l'art contemporain au jeu vidéo, du film engagé à la poésie visuelle, du film sonore au film intéractif, du webdesign au film sauvage.

On parlera d'expérience cinématographique, de films ni longs, ni courts, ici la temporalité n'est plus narrative, c'est le mouvement, la fluidité et l'émotion qui priment.

Ce sont souvent des films spontanés, urbains, qui mêlent l'art et la vie aujourd'hui. Des films qui repoussent les frontières de la fiction et celles de la réalité. Des films qui donnent naissance à une nouvelle qualité d' images digitales qui bousculent les rites, les rythmes, les codes physiques et figurés du cinéma d'aujourd'hui.
La sélection des passerelles numériques proposent de découvrir près de 30 films d'artistes venus (d'ici ou d'ailleurs !!!) du monde entier...visibles aussi sur le net...dans les musées... les bars, les boîtes de nuits, dans les rues... mais pas encore dans les cinémas !!

A découvrir d'urgence au festival cinéma nouvelle génération


PROGRAMME :

Ouverture

en ouverture les passserelles proposent des films engagés plus une pincée de vidéo art survie d'une virgule graphic's

Underwater
10 mn
de Mikael roulier
 
It's not my fault
10 mn (film activiste engagé)
De Marcia Garcia Donoso
 
11th Septembre 2001, le World Trade Center de New-York est détruit.

11th September 1973, le dictator Chilien Augusto Pinochet installe une régime de terreur au Chili.

Ces deux « 11 Septembre » m’ont particulièrement touchée, car je les ai vécus en direct : en tant que chilienne et artiste, ils ont marqué mon rôle dans la société et permis de voir comment des images influencent nos vies politiquement.

Durant mon séjour à N.Y., en 2001, je travaillais avec mon ordinateur neuf lorsque j’ai été surprise de me rendre compte qu’à chaque erreur que je commettais sur le clavier en écrivant, une voix mécanique, qui se voulait humaine, disait : « it’s not my fault ». Peu après, j’ai vécu en direct les attentats des tours jumelles, et de nouveau, j’ai constaté que l’Amérique était « victime » du terrorisme. Cet évènement, si impressionnant, fatidique, violent, bouleversant et inespéré, transforma, non seulement mon existence mais aussi celle du monde entier. Cet attentat m’incita à réfléchir et à chercher le pourquoi de cette « victimisation de l’Amérique ».

« It’s not my fault » est une phrase qui, répétée des millions de fois à travers le monde, diffuse dans le cerveau humain une notion d’irresponsabilité. Chacun, isolé dans sa vie, enfermé dans son égoïsme, s’absout de ses « fautes ». Ce sont les autres qui sont responsables, et pendant ce temps-là, la situation mondiale s’aggrave chaque jour après jour, et l’être humain améliore ses capacités de destruction contre lui même et la nature ; ainsi éclatent des catastrophes écologiques et humaines, des guerres et des destructions qui engendrent le terrorisme.

Ma vidéo est pleine de signes et de symboles ; elle commence avec la voix off d’une officier nazi comptant les prisonniers qui sont conduits à la chambre à gaz, et j’interpose des images de chiffres comme au début d’un vieux film, mais de façon satirique. La notion de faute vient de loin, depuis le mythe d’Adam et Eve, et elle est profondément ancrée dans notre inconscient. Dans certaines parties du film, je mélange des sons, des voix et des musiques qui désarticulent totalement la situation, comme par exemple, le passage où deux dirigeants américains communiquent désespérement par téléphone avec comme fond sonore une musique d’enfants palestiniens que j’ai trouvé il y a deux ans dans le camp de réfugiés de Sabra et Chatila où eût lieu le plus grand massacre du Liban ordonné par Sharon dans les années 80. Un autre exemple est le passage sur le pétrole où Bush parle avec la voix du chef du Hamas.

Les gouvernements, qu’ils soient forts ou faibles, autoritaires ou démocratiques, savent que combattre le terrorisme par le terrorisme conduit à la défaite même si ils gagnent chaque bataille.
Pour les terroristes, le message est également clair, ils focalisent ainsi l’attention sur eux, ils peuvent obtenir des succès tactiques, mais malgré la terreur leurs victoires seront éphémères. Les citoyens pourront penser que le terrorisme sera toujours l’arme des pauvres et des déshérités, ou celui des fanatiques qui ne voient pas plus loin que leur propre cause.

Les démocraties ont le devoir de le combattre avec ingéniosité, mais pas par une escalade de la terreur. Pour ceux qui estiment que toutes les formes de terrorisme sans exception sont condamnables, que la nature de l’acte prime sur le bien fondé de la cause, l’ère de la terreur nous a montré qu’il s’agît d’un raisonnement simpliste, puisque tant que nous ne comprendrons pas que le terrorisme des uns est le combat pour la liberté des autres, le problème politique et humain posé par celui-là sera insoluble.

Maria Gracia Donoso

 
Babylone, Babylone
de Camille Virolleaud [12’ / film activiste engagé]
Ce film est une étrange vision de New-York, juste avant le onze septembre 2001. Il évoque le gigantisme, l’incroyable force et la fragilité du rêve américain. L’image décomposée mêle le béton et les packs de lessives dans un étonnant ballet organique mais déshumanisé. L’omniprésence des twins apparaît aujourd’hui comme un couple d’étrange fantôme.

Musique : Mental notes
Les RV Electronique, Maison Européenne de la photographie, le 11 septembre 2003 (Paris)
Maison des Métallos , L’autre Vidéo 2003 (Paris)

camillenko@hotmail.com


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Jeudi 17 Juin
"Projections transdigitales", une sélection de films made in USA en présence des artistes
 
Dot Movie
de R.N.Rivas (7"46')
 
Eve
De Nate Boyce et Nathan Burazer (3"24')
 
Flextacy
de Double Dutchess (10"00')
 
Caligola
de Alessandro Pessoli (10"45')
 
FT2, Race for Oblivion
d'Ivan Hürzele (20"00')
 
Porsche (motion design)
de Hans Hemmert (2"40')
 
Sketches
de Shannon Plumb

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Clôture des passerelles numériques

Invité d'honneur et partenaire des passerelles numériques : cinematicfilm.com, un site regroupant des artistes "nouvelle génération" du monde entier, de grande qualité . Un panorama sera proposé le samedi 19 juin à partir de 22h30 en plein air.
Film sonores, footage, cinéma engagé activiste, poésie visuelle, motion design, vidéoart.

Rendez-vous sur cinematicfilm.com si vous désirez visionner ces films ou en savoir plus sur leurs réalisateurs...

 
Palguin
de Bruno Herlin (15"00')
 
Tempus Fugit
de Pierre Wayser (6"00')
 
Interlope
de Baptiste Ferrier et Marc Bellini (3"30')
 
Explorations Urbaines
de Lazar Kunstmann (12"00')
 
Cracking
de Geert Wachtelear (2"00')
 
La Sportive
de Linkaz (2"00')
 
Nodal 3
de Ai HZ (3"00')
 
Lamelles
de Carole Contant (10"00')
 
Nous n'irons plus au bois
de Nadia Lorand (3"00')
 
Face the fact
de Cyril Josef Kupul (2"30')
 
Indecison 5
de Ludovic Nobileau
 
Structure Autonome
2"30'
 
Dialogues
de Nejib Belhaj Kacem (3"00')
 
musique: l'Atelier "Dialogues" est né d'une accumulation d' "alphabets-vidéo" que j'ai réalisés. a chaque fois j'essaie de pousser au maximum l'expressivité d'une lettre jusqu'à la limite de la lisibilité. En video, le travail de la typo est presque toujours axé sur les mots et non pas les lettres elles-mêmes. C'est cette partie là qui m'interesse. J'ai fait ensuite un cadavre exquis de dialogues de films de Lynch (Blue Velvet, Fire Walks With Me et Lost Highway). Chez Lynch, les dialogues sont souvent brefs et utilisés comme des motifs plastiques à part entière. La musique du groupe l'Atelier est venue à la toute fin, celle-ci a tout de suite collé par son caractère brut et saturé.
 
Jetlag
de Jean-Louis Crudenaire
 
“The airport esthetic” as the vocabulary for a digital film; where videos, photographs, pictograms and typography come to life, mix and merge. Jetlag, time change pushed to its paroxysm, is the subject. Here, time splinters and clocks are desynchronized due to loops creating in themselves a loop.

BEST OFF VIDÉOFORMES 2003, SHORT FILM HAMBURG 2003, FIAV 2003, RETINA 2003, CIPAC 2003, MECAL BARCELONA 2003, BITFILM 2003, NEMO 2004, (+ GB, JAPAN, CANADA AND PEROU), ect

 
Paris makes me happy
de Tanguy Loyzance (6"00', poésie urbaine !)
 
UFO
de Chris Oakley (3"00')
 
Chris Oakley says:'certainly the SkinFlick films are aimed at quite a specific type of 'hardcore’ art audience in the way they are cut, so they don’t works with every audience. Also, it’s been quite a while since I’ve shown much work, so it’s good to see people’s opinion of the pace etc. I studied the work of the Structuralist filmmakers a great deal at University. I don’t know if you’ve seen any of this work (filmmakers like LeGrice from the UK and Michael Snow form Canada), mostly from the 1960’s and 70’s, which used very slow pacing. I was quite influenced by this work early on, but I’m trying to break away form this now. I think that a lot of video art can fit with 'mainstream’ media much better, and I suppose I am looking for ways to do this while keeping the integrity of the work.'
 
V_d_o
Par David-Olivier Ribault (image) et Julien Clauss (son) (4"05')
 
Le médium est le message. Marshall McLuhan.

En créant une tension entre la réalité du sujet et sa représentation par la vidéo, nous cherchons à révéler ce qu'intrinsèquement la vidéo dit du monde et en quoi elle l'influence. Cette tension est produite par la focalisation de notre attention sur l'image restituée par la caméra, plutôt que sur le sujet filmé. Les sons (externes) sont utilisés comme matières premières, déliés de leurs sources/origines. Nous portons ensuite notre attention sur le rapport de la vidéo au public/espace. Le message vidéo provient d'éléments qui lui sont inhérents et spécifiques tels que la matrice (LCD ou cathodique), la couleur, les scintillements, l'association image et son, le temps digital et le défilement à 25 images/secondes ou la présence humaine lors du maniement de la caméra.", sur une autre page avec un accès par le lien "texte" sur les pages où se trouve les vidéos où si tu prèfères sur la page de la deuxième vidéo.
 
A, le tour de moi
de Carole Contant (7"00')
 
Autoportrait tournant sur pied après ramassage des éclats de moi alentour. Retour au foyer : accepter que le seul équilibre soit le mouvement. Sérénité contemplative tourmentée par ce gai savoir.
 
 


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Clips


Deux pieds (Thomas Fersen)

de Jérôme Combe et André Bessy [France]

She Moves She (clip de Four Tet)
d’Ed Holdsworth [Royaume-Uni]

Bad Day (R.E.M)
de Tim Hope et Pete Candeland [Royaume-Uni]

Electronic Performers (Air)
de Labalaba [France]

Respire (Mickey 3D)
de Jérôme Combe et André Bessy [France]

Go To Sleep (Radiohead)
d’Alex Rutterford [Royaume-Uni]

The thing (Audiobullies)

Special cases (Radiohead)

Remind me (Röyksopp)
de Ludovic Houplain et Hervé de Crécy [France]

Number one (Playgroup)

Oualalaradime (Zebda)
d’A. Bardou-Jacquet, L. Houplain et H. de Crécy [France]

Juxtaposed with u (Super Furry Animal)

Twist (Goldfrapp)
de François Alaux, Ludovic Houplain et Hervé de Crécy [France]

Use me (Wuz)

The child (Alex Gopher)
d’A. Bardou-Jacquet, L. Houplain et H. de Crécy [France]

In my eyes (Sinema)

Rien que toi (Etienne Daho)
de Ludovic Houplain et Hervé de Crécy [France]


Scherübel (un sitcom) de Klaus Scherübel [5’ Canada]



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